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François BAILLON est né en 1952, dans le Loiret. A l'adolescence, déjà passionné par la
faune sauvage (oiseaux & mammifères) ses premiers voyages à l'étranger l'ont amené a découvrir la Scandinavie (Cap Nord), dans le delta du Danube (Roumanie), puis tout une série de pays
d'Europe centrale (Yougoslavie, Bulgarie, Hongrie, Allemagne, Italie, Suisse, Autriche, Liechtenstein, etc..).
En 1973, et durant un an, il séjourna au Sénégal (avec quelques excursions en Gambie et en Mauritanie). Deux ans plus tard il était recruté, sur concours
externe, à l'IRD (Ex Orstom). Sa première affectation aura lieu en Côte-d'Ivoire, durant près de 9 ans. tout d'abord affecté dans le sud du pays (Adiopodoumé près d'Abidjan), puis à
Bouaké. Durant cette longue période il se formera à l'étude des virus de plantes (Manioc, tabac) et des insectes vecteurs de maladies. Puis il assurera la création, et la gestion d'un
laboratoire de production de virus entompathogénes (Spodoptera et Heliothis), en lutte biologique pour la protection du coton. En parallèle de ce passionnant travail (Orstom et détaché à
l'IRCT), François Baillon explorera, durant près d'une décennie, le Parc National de la Comoé (Bouna) sur près d'un million d'hectares !
Cameroun 1993 : Intronisation durant 7 jours et selon la tradition Tikar pour accéder au rang de
Prince de Guerre et ambassadeur coutumier.
Ses premiers contacts, aventures et anecdotes avec la faune sauvage commenceront ici et font actuellement l'objet d'un livre en rédaction. Il y consacrera
près de deux week-ends sur trois et durant ces dix années ! Soit près de 340 missions et voyages dans ce parc mythique. A quatre reprises son intrépidité vis à vis de la grande faune le mettra
dans des situations limites de survie.

Il travaillera, à titre bénévole auprès de la Coopération allemande. Ses sujets d'intérêt et de prédilection seront surtout les lions (Domaine vital, structure de
groupe). En fin de séjour il s'intéressera aux éléphants, aux genettes et mangoustes.
Une passion particulière pour les lions qu'il assouvira durant près de dix ans dans le Nord de la Côte
d'Ivoire.
Parmi les personnes célèbres de l'époque il échangera de nombreux courriers ou quelques jours sur le terrain avec François Bourlière, Maxime Lamotte, Bernd Steinhauer, B. Mullenberg, B. Hoppe , Antoine reille, Marlyse et François de la Grange, Michel Crépeau, J.Marc Thiollay, Jean Thal. Sur les traces de Matta (Kongo Massa, le maître de la brousse), il était surnommé, 20 ans après la mort de ce dernier, "Pili-pili" par les autochtones Lobi de la réserve. (Lire les racines du Ciel de Romain Gary, prix Goncourt). Cliquez ici pour lire un résumé de la légende Matta).
En 1985, retour aux amours premières, changement de cap et de fonctions avec une nouvelle affectation au Sénégal durant près de 6 ans ou il créera, sous l’égide de l’Orstom, la Station ornithologique de M'Bour sur la petite Côte et sera conseillé technique auprès de la Direction des Parcs Nationaux. De très nombreux ornithologues français, européens ou d'ailleurs (près de 240 !) viendront lui rendre visite sur ce site localisé en bordure de mer, à deux pas du Siné Saloum. Dans le cadre de ses activités scientifiques il parcourra tous les parcs et réserves du Sénégal, littorales ou continentales de la Basse Casamance au parc du Djoudj. Il organisera ou participera à de très nombreuses missions scientifiques (dénombrement grande faune au Niokolo koba, dénombrement avifaune BIROE sur les zones humides avec les partenaires internationaux et développera plusieurs programmes de recherche sur les ardéidés, sur les pélicans, les tourterelles des bois. C'est à cette occasion qu'il découvrira une nouvelle espèce d'oiseau, une tourterelle inconnue à ce jour (Article ici). Des missions zoologiques lui seront confiées dans toute la sous-région, en Haute Volta (Aujourd’hui le Burkina Faso, en Mauritanie, en Gambie, au Mali). Voir publications sur Google. Des récits d’aventure intarissables sur la sahel et le sud du Sahara…
1990 : Retour en France (marié avec une femme d’origine bulgare en 1987 et naissance d’une petite fille Aurélia à Dakar en 1990). Sédentaire en forêt d’Orléans pour une petite année et nouveau départ pour l’Afrique centrale, le Cameroun, au sein d’une équipe totalement nouvelle, composée d’anthropologues, ethnologues, archéologues, botanistes, historien, musicologues, médecins et virologues. Après 15 ans passés en milieu sahélien une nouvelle vie se profile en zone équatoriale : un programme dont il sera le coordinateur est développé en Tikarie, au centre du pays : Exploitation et équilibre du milieu dans les sociétés à économie d’autosubsistance alimentaire : le cas des pygmées Bedzan, résidant dans la mosaïque péri-forestière. Etudes de la pratique de la chasse, pêche et découverte de la faune équatoriale par captures au filet, études phylogénétiques avec le Muséum de Paris, travail sur les croyances ethnozoologiques. Gestion financière, logistique et co-encadrement d’études portant sur l’environnement inséré dans un programme européen basé à Bruxelles (Avenir des Peuples des Forêts Tropicales – APFT). Une aventure unique qui durera six ans et au cours de laquelle François Baillon sera intrônisé, selon la coutume traditionnelle Tikar, prince de guerre et ambassadeur coutumier –« Mgbessé », sorte de ministre de l’intérieur et des armées, second poste après le roi Charles Ngandgi IV. Deux épouses et une forêt mystique lui sera offert à cette occasion !! Trois dispensaires réalisés avec le concours de Pharmaciens sans frontières dont il deviendra membre seront érigés dans cette contrée totalement enclavée selon le principe intitulé « Initiative de Bamako », avec recouvrement des coûts.
Retour en France durant deux ans (Loiret) suite à la restructuration de fond de l’Institut, désormais articulé sous forme d’Unité de Recherches. François Baillon intègre alors une nouvelle équipe mais conserve ses spécificités scientifiques, la faune, et repart en affectation au Burkina Faso pour assurer la coordination logistique, financière et scientifique d’une équipe dont la base de réflexion portera sur : « Les aires protégées, écosystèmes, gestion et fonctions périphériques. Une dizaine d’étudiants en DEA et thèses sera encadrée sur le terrain par ses soins. En particulier l’étude menée par Damien Chevallier sur la Cigogne noire. Des problèmes de santé et une restructuration complète de l’IRD obligera ce dernier à un retour en France.
Dans un contexte épidémiologique particulier sur le plan mondial (Grippe aviaire) , une évolution de son cursus vers des travaux portant sur les maladies virales émergentes (Réservoir animal) lui offrira la possibilité d’intégrer une équipe d’épidémiologistes et virologues travaillant au Laos, en Thailande et au Gabon. Rattaché actuellement à l’Université Aix-Marseille / Faculté de Médecine François Baillon réalise des missions dans l’hexagone auprès des réserves littorales pour la collecte d’ectoparasites sur les oiseaux de mer. En parallèle ce dernier assure depuis quatre années la Présidence d’une association « Groupe Pandion », spécialisée dans la restauration d’une espèce hautement symbolique et rare le Balbuzard pêcheur. De futures missions, cette fois ci en Amérique du Sud, devraient, courant 2009 et 2010, ouvrir son expérience déjà très riche vers l’avifaune néarctique mais aussi les chauves-souris et les microrongeurs du bassin amazonien. Après 34 ans d’expatriation et sans doute des millions de kilomètres parcourus entre désert, savanes et forêts tropicales.
Ici, François baillon, en compagnie de Damien Chevallier, tous deux de retour sur leurs terres natales
pendant une opération de pose de balise Argos sur une jeune Cigogne noire dans le Maine et Loire.
En attendant de nouvelles aventures François Baillon orchestre, participe ou collabore à plusieurs programmes de suivi par localisation satellitaire en France, dont certains constituent des « premières européennes ».
Sans aucun sentiment d'orgueil ou de narcissisme mal placé voici quelques clichés assez récents de cet auteur.
Ici, réserve de Nazinga (Burkina Faso) avec l'équipe de direction et employés de la réserve.
Sur les terres de D. Chevallier, en présence du staff de l'ONF / réseau Cigogne noire et du zoo de Doué la Fontaine.
F. Baillon assurera durant près de cinq années la Présidence de l'Association Groupe Pandion, militant pour la protection, l'étude
et la restauration d'un espèce emblématique, le Balbuzard pêcheur.