Suivi 1 Balbuzard pêcheur (De l'envol le 30 juin au 08 août 2006)





































 



























































Mardi 8 août 2006

Suite aux observations des jours passés (BF et BQ) de Balbuzard péchant sur un tronçon de Loire en aval des points classiques d'observation, BQ a localisé, ce matin, le secteur plus précisément. Trois oiseaux y étaient en activité, de 07h45 à 08h20, mais aucune lecture de bague. Une heure plus tard, une opération « Balbu » particulièrement croustillante et non programmée auparavant a eu lieu : en effet PK (Philippe K.) de passage « au QG » ce matin à 7h00 pour connaître le planning d'observation possible à réaliser aujourd'hui vis-à-vis de Tom est reparti, sur mes conseils, en direction de l'Etang du Gué Lévèque. Un appel vers 09h00, d'un portable, m'annonce qu'il est « en direct » avec Tom. L'antenne de la balise est très visible. Ce dernier alterne vol au ras de l'eau avec des poses sur des pins sur les rives et quelques simulacres de pêche. Il est accompagné par un adulte, bague orange. Les deux oiseaux resteront environ sur place de 8h45 à 11h00 et l'observateur notera clairement des scènes d'apprentissage, par prospection méthodique des zones poissonneuses. L'adulte partira de la zone un quart d'heure avant le jeune, mais tous les deux se dirigerons vers le Nord-ouest !!
Dans le même temps BQ et moi-même partons alors urgemment sur la digue principale de cet étang, et au bout de 5mn, nos deux oiseaux apparaissent en vol. Ils disparaissent derrière un bouquet d'arbres mais PK nous confirme par tél. que les deux oiseaux sont toujours là. Retour au QG et BQ retourne chez lui en passant près de la parcelle abritant l'aire. Seul Freddo est encore au nid. BF retourne pour une heure sur l'étang sans pouvoir localiser les deux oiseaux. Un ultime passage à 23h30 sur le site de nidification indique qu'aucun oiseau n'est posé sur le nid.


Lundi 07 août 2006

Suite aux informations recueillies, hier, sur Tom concernant ses récents déplacements quasi concentriques à partir de l'aire, nous nous sommes rendus sur l'un des sites privés, sur la commune de Montereau. Le but était juste d'établir un contact avec les gestionnaires afin de les sensibiliser à la présence du Balbuzard dans le secteur et de vérifier si ces derniers ont coutume de l'observer sur la propriété. Une rapide prospection a également été effectuée sur le second point, lui aussi hors périmètre de la forêt domaniale. Et découverte plutôt intéressante : à moins de 150m du point satellite se trouve une magnifique propriété (Moulin) comprenant un grand étang, invisible sur carte. Il est probable que pour ce dernier Tom soit passé à la verticale du nid, non occupé cette année mais visité par trois oiseaux différents au printemps. Et seconde petite surprise : en passant devant cette plateforme un oiseau l'occupait, apparemment seul. Pas eu le temps de lire le code de bague.
Par ailleurs et après vérification des points reçus hier et donnant respectivement 680m (06h00) et 679m (08h00), il s'agit de localisations réalisées approximativement à la verticale du nid. Une observation de même nature avait été faite, en direct, il y a quelques jours.
A 16h00, première visite au nid. Tom et un de ses frères sont bien présents sur une branche basse. Voir la photo


Dimanche 06 août 2006

Hier soir, deux jeunes dans le nid à 20h30 (FM) et tout le mode en lisière une heure plus tard (BQ)…
Ce matin, première série de 18 données pour ce début de dimanche ; d'autres suivront sans doute ce soir. Que des bonnes nouvelles !! Les données du mercredi 02 août d'abord : elles révèlent, pour 18h00, et 19h00 une position inhabituelle pour Tom. Il se trouve en effet dans une parcelle ( ONF : Structure irrégulière, résineux de plus de 60 ans et feuillus de plus de 120 ans, bordée d'un périmètre forestier)… à exactement 630m du nid et à 241m d'un autre perchoir, toujours dans la même parcelle. A 20h00, Tom était de nouveau de retour sur son perchoir habituel en lisière de parcelle de régénération.

 Pour le Jeudi 03 août la tendance de la veille se confirme : Tom, selon des données très précises de 05h00 et 06h00 du matin a bien passé la nuit dans cette nouvelle parcelle, à quelques mètres d'une route goudronnée et pour le fun, à 4,7km du domicile de BQ et 1,7km de chez moi (FB). Onze données supplémentaires confirment la position de Tom une grande partie de la journée sur sa parcelle de naissance.


Vendredi 04 août : Trois données supplémentaires à 05h, 06h et 07h00 qui le situe toujours dans cette nouvelle parcelle, qu'il ne fréquente pas dans la journée. Sous réserve de données impropres, ces dernières montrent (et ce n'est pas la première fois) que Tom aurait bougé et changé de perchoirs en pleine nuit sur une distance d'environ 200m !!! A confirmer…
Deux informations importantes récupérées en fin de soirée (une moyenne de 15 données par jour sur cinq jours)

 :
9 h 00 : Tom est localisé à l'extrême Est du massif forestier de Lorris à 2,5 km de l'étangs de Corcambon. Il aura certainement survolé les deux nids les plus proches.
10 h 00 : Tom remonte plein nord et est localisé sur un étang privé de très petite taille, à 3 kilomètres de son nid.

Samedi 05 août 2006

BQ passe à 07h00 sur le site : un seul oiseau présent, probablement Freddo, confirmé par Philippe Kuligowski (PK), 30mn plus tard puis deux heures après par BF qui le localise à 100m du nid et toujours seul. Aucun adulte dans les parages ni de jeunes de l'année. Une rapide prospection sur les rives de Loire entre 09h00 et 10h00 ne donne pas plus de résultats. Température 14°C, plafond nuageux très bas. : 11h30 : 3 oiseaux dont Tom sur l'aire. Ils sont de retour après une escapade très matinale. Nous notons, qu'à cette période de leur vie, les balbuzards s'absentent de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps de leur nid. Les jeunes de l'année sont, semble-t-il, encore fortement dépendants des parents, même s'ils sont autonomes la plus grande partie de la journée. La balise nous le démontrera sans doute dans les jours à venir.
12h00 : En lisière, à 200m de l'aire sont perchés Yoyo et sa mère. Sur l'aire Tom et Freddo à grands renforts de cris attendent un approvisionnement paternel qui tarde à venir.
12h05 : un balbuzard arrive en vol direct sur le nid, stationne quelques instants au dessus, puis prend de l'altitude à la verticale de la parcelle ou il restera près de 10mn. Il s'agit d'une femelle, baguée et identifiée sur le champ et dont le nid se trouve à 7.6km.
De 17h00 à 18h00, seule la femelle adulte était sur le nid, les trois jeunes étant toujours sur les mêmes perchoirs périphériques. A 20h00, Tom était de nouveau sur l'aire dans l'attente d'un poisson. Dans le même temps sur la Loire le mâle du Ravoir est observé en activité de pêche, son identité sera révélée grâce aux photos numériques. Des photos
du père de Tom ont par ailleurs été réalisées en Loire hier.

Je garde le meilleur pour la fin. Des données sont arrivées, toutes fiables de 09h00 à 17h00, sans interruption.

En résumé : 09h00 : Tom prospecte à nouveau….le Gué Lévèque !! La troisième fois en quelques jours., 10h00 / 11h00 : Tom est très précisément sur le nid (moins d'un mètre de précision. !). 12h00 : Tom, pour la troisième fois de sa vie vient de visiter un nouveau site et toujours pas la Loire. Il s'agit de l'Etang du Grand Moulin situé sur la commune de Dampierre-en-Burly !!!. De retour vers 13h00 sur son domaine et au nid à 14h00. Il s'envolera ensuite sur sa lisière préférée ou il y restera au moins jusqu'à 17h00. Notons ici un élément important pour cette même journée du 5 août. Tom est signalé à 680 m d'altitude à 6 h du matin et à 679 m à 8 h, au dessus de son domaine ; ce qui constitue à ce jour un record !


Vendredi 04 août 2006

A 09h00, sous un ciel tumultueux et 12°C, Tom est perché sur le nid et sa mère (code de bague contrôlé) change de temps à autre de poste de contrôle, du nid à un perchoir plus bas. Ils semblent attendre le mâle et une hypothétique proie, qui ne viendra pas, du moins jusqu'à 10h00. La mère partira à cet instant en direction de la Loire. Un épervier, de passage à deux reprises, se fait sérieusement chassé par la femelle et, dans une moindre mesure par Tom. Pas de présence détectée des deux jeunes de l'année dans le secteur mais il devient de plus en plus difficile de les localiser. Surveillance de l'aire de 17h00 à 19h00 (BF) : Tom est sur l'aire et y restera durant ces deux heures. Il est successivement accompagné de la femelle adulte puis de Freddo. Ces deux derniers finiront par partir et laisseront Tom seul.
Entre 20h00 et 20h30 BQ contrôle une partie de Loire sur la commune d'Ouzouer et localise le mâle grâce à la lecture de sa bague de couleur ; il est accompagné de deux jeunes, Yoyo et Freddo puisque Tom n'a pas bougé entre temps de son nid. Pas de prise de poissons mais bien un apprentissage en direct….Une première en tout cas pour nous !!


Jeudi 03 août 2006

Treize données de localisation réceptionnées avant 07h00 du matin ! Elles concernent, pour l'instant, les mouvements de Tom pour la journée du 1er août et matinée du 2 août.
Pour le 1er août les données couvrent les tranches horaires de 11h00 à 22h00 ; Tom, majoritairement posé à environ 200m du nid n'est retourné sur celui-ci que deux fois dans la journée. Il a en revanche, occupé le même perchoir de lisière de 11h00 à 13h00, puis a rejoint le cœur de la parcelle de pin à 14h00. A 15h00, il a été enregistré, une fois n'est pas coutume, au dessus de la parcelle de régénération voisine à 50km/h. Entre 16h00 et 20h00 il a occupé 5 perchoirs différents dans un rayon de moins de 500m. Il aura couvert globalement environ 3km en périphérie du nid. Pour aujourd'hui la situation parait claire sur le terrain. Seuls la femelle et Fredo étaient présents ce matin et en milieu d'après-midi sur la lisière face à l'aire. Freddo était avec un poisson dans le nid à 18h30, sans que nous puissions savoir s'il s'agit d'une offrande du mâle. En revanche aucun contact avec Yoyo depuis deux jours. Le mâle adulte se fait également plus rare que lors des jours précédents.
A 16h40 sur les rives de la Loire deux oiseaux en vol, ne connaissant pas le coin, sans doute deux jeunes de l'année. L'un des deux se pose sur le sommet d'un pylône électrique, jamais vu auparavant. Quelques tentatives de pêche, sans résultat et nos deux visiteurs repartent tranquillement dans la direction de la forêt (laissant croire qu'une proie leur sera sans doute encore livrée par un adulte). A 16h45 puis à 17h00, deux nouveaux oiseaux apparaissent, face aux vents (forts et sous forme de bourrasques) et tentent sans grande conviction (ou sans grande visibilité à cause des vaguelettes en surface) de pêcher. Pas d'autres données pour la journée.


Mercredi 02 août 2006

Participation de GP et PB (Grégory Patek et Patrick Berry) hier soir à proximité de l'aire vers 21h00. Un carroussel de 7 oiseaux est noté au dessus de la parcelle, probablement nos 5 individus et 2 voisins.. 6h20 - 7H : Tom, vindicatif, réclame son poisson au nid, seul avec la femelle. En sortant de la parcelle BQ note un contact visuel sur l'axe Montereau-Ouzouer. Un balbuzard opte pour une direction plein Est au dessus du goudron, à 50m du sol. Il s'agit de Freddo, facilement reconnaissable à ses rectrices absentes. Premier acte de bravoure de sa part.
A 08h00, BF note le départ d'un individu de l'aire ; les autres sont perchés à 200m en bordure de la parcelle de régénération voisine. Le nid ne sert visiblement plus que comme salle de « restauration » et de ralliement. A 18h30, Tom, Yoyo et le mâle sont totalement absents du site. En revanche la femelle est localisée avec Freddo sur un arbre éloigné du nid. Envol des deux oiseaux qui se séparent nettement en l'air tout en se dirigeant vers la Loire.
A 19h00, un oiseau entreprend de multiples essais de pêche en Loire, sans succès, à proximité de la Centrale de Dampierre. Singulières manières de pêcher qui évoquent, bien sûr, un jeune oiseau. En passant devant moi, une série de clichés est faite et, après vérification sur le champ, l'oiseau est quasi identifié : il s'agit très probablement de Freddo, hier encore timoré, et reconnaissable à l'absence de trois rectrices centrales. Une vraie surprise !! Après le départ de ce dernier des rives du fleuve, je le retrouve sur son aire 30mn plus tard.
A 21h00, seule la femelle adulte et Freddo sont présents sur le site, mais posés face à un espace très dégagé avec vue directe sur l'aire. A 21h40, le jeune revient passer la nuit sur le nid mais semble aussi attendre le mâle.

 

Mardi 1er août 2006

Comme espéré, des données tardives sont arrivées cette nuit avec son lot, désormais habituel, de surprises ! Elles confirment que Tom a bien été le 30 juillet sur l'Etang du Gué Lévêque, non plus dans le seul créneau horaire 12-18h00 mais également à 10h00; et, vers 11h00, Tom a été visité un petit étang privé, alimenté par la rivière Malaise à 1.4km à l'Est du Gué Lévêque !!!. Autre surprise : il s'est rendu de nouveau sur cet étang le 31 juillet entre 13 et 14h00, dans la partie SW. Comme précisé dans le texte précédent, j'y étais à 13h00 ! Raté !
Visite ce matin du pisciculteur, propriétaire de ces étangs situés sur la commune de Montereau et discussion d'une heure au sujet du balbuzard pêcheur, de ses dégâts.
Sinon, douze autres données téléchargées cette nuit mais relatives à la tranche 27 / 31 juillet confirment également les sites de repos et nocturne de Tom.
A ce jour le clan familial est toujours unifié ; toutefois Freddo a perdu la moitié de ses rectrices et reste le plus clair de son temps dans le nid. La nuit venue toute la petite famille déménage en lisière de la parcelle de régénération voisine. L'investissement des parents vis-à-vis de Freddo est total ; on a même vu la femelle alimenter de nouveau son jeune sur l'aire ; il semble bien que ces derniers redoublent d'activités autour de lui par des encouragements à l'envol, à rester près de lui des longues heures, apports réguliers de proie jusqu'à la nuit, etc..afin que ce dernier comble son retard de croissance.
Pour la première fois Tom a été observé en vol avec un poisson que son père avait auparavant livré sur l'aire ; après un partage rapide avec Freddo, Tom a proprement dérobé le butin et est parti le consommer sur un arbre de lisière à 200m du nid.


Lundi 31 juillet 2006

Vingt données avant 08h00 ce matin. Et surprise !!! Parmi elles les données de dimanche 30 juillet 2006, exactement un mois après la pose de la balise : Tom est parti à la pêche, de 12h00 à 18h00. BQ et BF étions en surveillance de 07h00 à 09h00 près de l'aire, puis passage à 17h00 et 18h45 ou BF note l'absence de Tom. Tom est donc parti très clairement pêcher sur l'Etang du Gué Lévèque, ou il a stationné de midi à 18h00, puis retour directement au nid en passant à la verticale de la parcelle 148 et du Carrefour des Mitonnières. Sept données sur les rives ou au dessus de l'eau de cet étang, fort fréquenté les week-ends. Il est probable qu'il ait pris un poisson, compte-tenu de la durée de son séjour sur place, avec, en particulier un point sur berge ou il s‘est rendu à deux reprises. 141m d'altitude ! Retour direct sur son aire à 19h00, puis Tom regagne son point de remise nocturne dès 20h00, désormais bien connu.
Son second "grand voyage" après celui de Bonnée ou nous n'avions obtenu qu'une seule donnée de localisation n'est donc pas la Loire mais bien un étang du coin. Après la pose de la balise (étape 1), puis l'envol de l'oiseau (étape 2) et la découverte des alentours du nid (qui se poursuit actuellement), l'auto-nourrissage des jeunes à partir des proies rapportées par le mâle (étape3), voici maintenant au 31 juillet la première grande prospection de Tom à moins de 4 km de son aire de naissance (étape 4). Une heure de surveillance entre midi et treize heures sur une rive de cet étang n'a rien donné, excepté la présence d'un nid assez vieux au sommet d'un pin, puis en fin de journée deux heures d'observation sur le site du Ravoir, à titre comparatif.


Samedi 29 juillet 2006

Une multitude de données réceptionnées hier. Quarante quatre données, en excluant les doublons, qui s'échelonnent entre 04h00 du matin et 22h00. Ces extrêmes sont rares mais semblent fiables et nous donnent la position de quelques remises nocturnes, apparemment variables pour un seul individu, de quelques centaines de mètres.
Encore deux données indiquant la localisation de Tom au-delà de sa parcelle « de naissance », à moins de deux kilomètres du nid. Mais globalement il utilise souvent le même dortoir, du moins à cette période de sa vie. La distance de tous les points entre le nid et ses perchoirs diurnes a été mesurée et synthétisée pour être incluse dans nos fiches de suivi par nid (Stage d'un étudiant qui s'est terminé hier). Après analyses de ces données notons également que Tom, pour une journée comme hier (à compter de 10h00 du matin) a volé et est venu se percher en bordure de notre axe traditionnel d'observation le jour même ou il n'y a pas eu de surveillance. La preuve, s'il en était besoin, que même discrète et régulière la présence d'observateurs en périphérie d'un nid, celui là comme les autres, a une influence sur le comportement de l'oiseau. En résumé l'analyse de ces dernières données confirme la tendance, déjà notée, que Tom, après près d'un mois de son premier envol, consomme toujours ses proies apportées par le mâle sur le nid (en partage avec ses congénères), qu'il augmente chaque jour son rayon d'action en visitant et en utilisant de nouveaux perchoirs, voire de nouveaux sites nocturnes, que son domaine vital augmente à mesure que ce dernier grandit. A part deux escapades avec son père, ce dernier n'a pas encore atteint le stade de la capture de proie mais cette étape ne devrait pas tarder. La femelle, bien évidemment toujours présente, s'active à l'amélioration du nid. Le clan familial, avec tous les jeunes volants et le couple d'adultes présents quotidiennement, est donc plus que jamais compact mais l'épicentre des activités s'est élargi et n'est désormais plus ancré sur l'aire de naissance. Le domaine vital, zone de pêche exclue, s'étend désormais aux trois parcelles adjacentes.
Très belles photos d'ambiance réalisées ce matin par B. Quintard, au soleil du matin et brumes après orage Photo ICI.


Jeudi 27 juillet 2006

Premiers « grands » orages cette nuit. La température chute de presque 20 ° en début de matin et 10° pour la journée !!! A 07h00 : La femelle est sur son aire, Freddo à ses côtés….Tout le reste de la famille est invisible dans les pourtours ce qui ne veut pas dire qu'ils en soient absents ; juste bien cachés. A 07h20, le petit groupe est rejoint par Yoyo, puis par Tom. Normal, le mâle vient d'arriver de la Loire ou du moins de cette direction avec une proie. S'en suit une bataille mémorable entre ces deux jeunes durant près d'une heure, sous l'œil averti mais finalement assez indifférent de leur mère ; cette dernière, en revanche, s'active grandement à la recherche de nouveaux branchages pour assurer la restauration du nid. Pas moins de 6 allers-retours entre 07h30 et 09h45 !! Cette période post reproduction pour elle n'est pas de tout repos. Idem dans le courant de cet après-midi.
Globalement, l'indépendance au nid des jeunes s'accentue encore un peu ; ces derniers ne s'y rendent finalement que pour consommer les proies apportées par le mâle, intermède entrecoupé de longs moment de repos sur les pins périphériques et de quelques courts voyages dans le secteur que nous pourrons déterminer en cette fin de journée puisque nous sommes un jour de réception satellitaire. En cette fin de juillet, les jeunes renardeaux s'enhardissent à sortir le soir venu, les engoulevents sortent leurs panoplies musicales, les jeunes chevreuils de l'année non sevrés fréquentent les bas côtés des pistes forestières, insouciants et curieux. Idem pour les marcassins. Il y a deux jours, à 21h00, à deux pas des rives de l'Etang du Ravoir et dans un même coup de jumelles, un jeune chat forestier et une martre… !! Finalement le seul tintamarre qui règle en cours de journée sur le massif forestier est les cris incessants des jeunes balbuzards. Impossible de ne pas les repérer.


Mercredi 26 juillet 2006

D'après Météo-France, sans doute le jour le plus chaud de l'année…Nos balbuzards, contrairement à ce que j'entends souvent, connaissent régulièrement des températures ou des taux d'humidité bien plus élevés en Afrique de l'Ouest. Comme au Burkina Faso, en zone soudano-sahélienne ou dans le sud Sénégal (loin des côtes) ou nous avons connu des températures autour de 55°C à l'ombre. Quant aux balbuzards localisés dans le Centre du Cameroun, à la frontière du bloc congolais où vivent encore des ethnies pygmées les taux d'humidité atteignent des records, avec plus de huit mètres d'eau par an. ! Ici les balbuzards croisent les grands aigles couronnés, consommateurs de singes et de chevrotain aquatique. Plus au nord, dans les grands espaces de savane, ils pêchent dans les marigots que fréquentent les éléphants, les hippopotames et les crocodiles du Nil. Et comme menu, chaque année, ils passeront des carpes et tanches aux silures et Tilapia, consommés cette fois ci sur les Tamaris, Prosopis ou Caïcedra centenaires. Ils y seront bientôt en passant par les cols pyrénéens, surpeuplés en ce moment, puis l'Espagne aux magnifiques couleurs, Gibraltar, le Moyen Atlas et …les grands sables !!! Quel carnet de voyages ! Espérons que nous allons pouvoir découvrir tout cela en suivant Tom.

Cet après-midi, à 17h00, l'aire et les environs étaient étrangement silencieux ; juste un jeune, probablement Freddo posé sur un Pin excentré. Une heure trente plus tard (18h30), après avoir prospecté les bords de Loire également vides, la famille entière était de nouveau présente sur site, Tom et Freddo sur le nid se chamaillant intensément pour un poisson apporté par le mâle. Le couple adulte était, quant à lui, posé à 200m ainsi que Yoyo face à la parcelle de régénération. Deux allers-retours de la femelle continuant son habituelle activité de restauration du nid, en apportant des branches. Nous saurons dans deux jours si Tom s'est réellement éloigné du nid au cours de cette chaude journée.


Mardi 25 juillet 2006

L'un des jours les plus chauds de l'année (36°C). Les Balbuzards, de par leurs spécificités écologiques, en particulier la nature de leur nid totalement exposé au soleil, ne semblent pas souffrir de la canicule. Ils tournent systématiquement le dos au soleil. A 07h00, le stagiaire du Groupe Pandion, Jérémie Dhainaut, note la présence de la femelle et du plus jeune, Freddo, sur le nid. Visiblement la femelle l'encourage à voler en lui montrant l'exemple. Vers 08h40, Tom, arrive avec sa balise bien arrimée sur le dos. S'attend-il à ce que le mâle arrive avec un poisson ? Ce dernier arrive deux minutes après avec une proie ; la femelle et deux de ses jeunes occupent la place dans l'aire ; la femelle intervient sur un individu inconnu qui passe dans le secteur et le pourchasse. De 09h00 à 11h00, les jeunes, temporairement rassasiés, occupent les perchoirs périphériques. Entre temps la balise décharge les informations accumulées les jours passées. Toutes les données confirment celles relevées sur le terrain mais précisent néanmoins quelques points comme l'extension progressive des cercles concentriques autour du nid, la multiplication des perchoirs diurnes, un nouveau site de remise nocturne, et une tournée au dessus des champs voisins. Vingt cinq jours après son envol Tom, comme ses congénères, n'a toujours pas atteint son indépendance alimentaire ; il se nourrit certes, seul, mais sur des proies que le mâle apporte 3 à 5 fois par jour. Fait nouveau : la femelle a elle-même apporté un poisson à son plus jeune rejeton en fin d'après-midi en absence du mâle (BQ, JD, FM et BF). La synthèse des données recueillies aujourd'hui sur les trois derniers jours nous confirme très clairement que Tom passe la plupart du temps dans la parcelle du nid ou les parcelles adjacentes, avec des envols de courte durée en périphérie, en multipliant le nombre de nouveaux perchoirs, de plus en plus éloignés de l'aire.


Lundi 24 juillet 2006

Hier soir, observations de plusieurs scènes de pêche en Loire au milieu des castors. Après vérifications il ne s'agissait pas des oiseaux que nous suivons.

(BF) : A 10h30 du matin, les deux individus les plus âgés, Tom et Yoyo, sont totalement absents du site ainsi que les deux adultes….A 11h00, Yoyo puis 5 mn plus tard Tom arrivent sur l'aire. Un rapide calcul de certains paramètres obtenus depuis la fin juin me donne que l'altitude atteinte, en moyenne par Tom, en périphérie du nid est compris entre 170 et 200m, pas plus. Cela concerne aussi bien sa position posée qu'en vol. Il n'est, en effet, pas rare de le voir posé à un niveau inférieur à celui de son nid , estimé à 149m (sol, par rapport au niveau de la mer) + 35m (hauteur de l'arbre) = 184m. Il est probable que nous assisterons cette semaine à une augmentation des données Altitude compte tenu des observations–terrain de ce week-end. Pour la vitesse de déplacement, je ne dispose que de quelques chiffres (sans comprendre pourquoi pour le moment) ; il est possible qu'il soit nécessaire que l'oiseau vole longtemps pour que la balise puisse calculer le rapport distance/temps. Ces quelques informations concernent probablement l'oiseau en vol plané circulaire (avec 32, 30, 48, 48, et 32 km/h).

A l'instar de certains autres nids dans le secteur cette journée a été marquée par la dispersion quasi permanente du clan en périphérie de la parcelle ; la femelle a été absente une grande partie de la journée, laissant le dernier juv. seul de longs moments cet après-midi. Elle était néanmoins présente ce soir à 22h00. Les trois jeunes sont restés perchés plusieurs heures dans un rayon de moins de 100m sur les arbres les plus proches.


Dimanche 23 juillet 2006

Pas moins de 6 observateurs différents qui ont assuré 14h de suivi sur le nid pour la seule journée du 23. YL en début de matinée (06h00), puis SV de 07h00 à 11h00, Claire de 11h30 à 15h00, BF de 15h00 à 17h30 puis 19h00 à 22h00. Beaucoup de données très diversifiées mais globalement : 5 apports de proies, 5 puis 3 fois un balbuzard sont notés au dessus de la parcelle mais qui ne sont pas nos « oiseaux », la femelle, comme hier recharge le nid à raison de 2 ou 3 branches par jour, et Tom comme ses "frères " s'envole régulièrement au dessus de la parcelle. Une absence remarquée de Tom pendant 3 heures entre midi et 15h00, y compris lors d'un apport de proie qui, généralement, provoque le retour des jeunes perchés à proximité. La balise devrait pouvoir nous dire ou était Tom durant cette période (mais pas avant mardi !). Sur deux autres nids BF note la "visite" de balbuzards étrangers qui se font systématiquement prendre en chasse par les "résidents". Il s'agit apparemment de jeunes de l'année, natifs de la forêt. La surveillance de l'aire, pour la fin de ce long week-end est assurée par PD (Philippe Doré) jusqu'à 23h00. Ensemble nous constaterons que cette fois-ci seule la femelle et le plus jeune Freddo resteront dans le nid pour la nuit. Les deux autres jeunes ainsi que le mâle resteront perchés isolément en périphérie de l'arbre porteur.


Samedi 22 juillet 2006

(BQ). A 06h45 une proie a déjà été livrée par le mâle, décidément très performant. Les 3 jeunes sont au nid accompagné de leur mère. A 07h40 un nouveau poisson est ramené au nid et Tom qui a bénéficié du premier service reste calme. La femelle part en lisière de la forêt et ramène une branche de grande taille qu'elle tente d'installer dans le nid.
Scoop : Le troisième juvénile, Freddo, prend son envol, son premier baptême de l'air à 07h45... La moyenne des proies ramenées au nid, depuis la naissance des trois jeunes est de 3 à 4 poissons / jour avec en général 2 proies avant midi, au moins 1 dans l'après-midi et généralement 1 le soir. Aujourd'hui, jour de réception des données : elles me confirment que pour les dates du 17 au 21 juillet Tom n'a pas quitté les environs immédiat de son nid, excepté pour le fameux 18 juillet ou il est localisé sur un étang à 13km de l'aire.
(FM) – 10h00 à 12h00. Fait important : les trois jeunes (Tom, Yoyo et Freddo), sous l'œil vigilant de la femelle posée sur le nid se sont lancés dans un frénétique ballet aérien de quelques secondes à grand renfort de cris, comme pour « célébrer » l'envol du dernier petit. Ce comportement a été enregistré, en quasi direct, par l'un des satellites de passage et localise donc ce premier baptême aérien en goupe à la verticale de la parcelle de régénération voisine. On est maintenant en droit de s'attendre, dans quelques jours, à des déplacements plus nets du clan familial. Plus tard, à 18h10 à Tom s'envole à nouveau, seul, et pour une durée de 11 mn sur un périmètre plus large que d'habitude. Pendant toute cette soirée deux proies seront apportés par le mâle : 1 gardon de grande taille à 17h05 puis une tanche à 18h32. (Obs. P.Doré).


Vendredi 21 juillet 2006

07h45 (BF) : Tom est perché sur un arbre périphérique (Chêne), la femelle et son jeune non volant sur l'aire et le troisième juvénile également sur un arbre de pourtour. Le mâle est absent. 08h00 : Visite sur le site privé de la commune de Bonnée ou le satellite a localisé Tom les jours passés. Le propriétaire confirme la présence régulière de l'espèce sur ses terres et (surtout sur ses étangs). Observation à 09h00 d'un balbuzard au dessus de la propriété !!! La donnée satellitaire est donc plus que jamais validée !! Et du même coup un nouveau site de pêche porté à notre connaissance et qui nous amène à toute une série de réflexions nouvelles sur sa dynamique spatiale en milieu ouvert. Reprise de la surveillance de l'aire de Tom : 15h00/ 17h00 (BF). Comme chaque jour la femelle reste à côté du jeune le moins évolué (que l'on appellera désormais Frédo pour clarifier nos propos) ; il ne vole toujours pas. Température extérieure : 37°C. La position des oiseaux est caractéristique : dos tourné vers le soleil, ailes entrouvertes pour aérer le corps, bec ouvert. A 15h35, le mâle arrive avec une proie de 30 cm environ, probablement un mulet. Tom, invisible jusqu'alors, surgit sur le nid pour profiter du repas, probablement perché en arrière de la parcelle. En revanche le troisième juv. (que l'on appellera désormais Yoyo) est absent depuis deux heures et ne parait pas être dans la parcelle !!  Complément d'informations : Une fois la proie livrée par le mâle, la femelle adulte pré découpe encore le poisson qu'elle se partage avec l'un des jeunes puis 10/15 minutes plus tard avec les suivants. Le premier servi est généralement le plus imposant et dans le cas présent il s'agit de Tom. Durée du repas 30 mn. Puis Tom part se poser sur un arbre périmétrale, à 25m d e l'aire et y restera au moins jusqu'à 17h00 !! Depuis la « livraison » du dernier poisson le mâle n'est pas réapparu ! 21h00 (BF) : Yoyo est bien de retour dans le nid avec ses deux congénères, accompagnés de leur mère. Tintamarre incessant à la tombée de la nuit, probablement destiné à appeler le mâle absent. 21h15 : Un balbuzard arrive mais passe au dessus du nid sans s'arrêter. Il ne s'agit pas du chef de famille espéré. A 22h10, arrivée du mâle qui dépose sa proie au fond du nid et repart immédiatement se percher à 200m du nid pour y passer la nuit. Tom dévore une bonne partie du poisson seul puis le reste sera achevé par les deux jeunes et enfin par la femelle.


Jeudi 20 juillet 2006

7h50 : Florence Mauplot (FM) note la présence de 2 oiseaux dans le nid, probablement la femelle et son jeune, ainsi que Tom perché à proximité et le mâle qui s'active à restaurer son nid (Apport de trois branches). A 09h00 le mâle revient avec un poisson qu'il dépose au fond de l'aire. A noter que depuis trois jours les jeunes ne se font plus nourrir par la femelle mais assure la prise de repas eux-mêmes en découpant et se partageant les proies. Envol de Tom à 09h20 après sa restauration aux côtés de ses deux frères (ou sœurs).
Laurent Brucy (LB) me rappelle qu'un balbuzard a été observé, il y a environ quatre ans à 50 km de la forêt d'Orléans, sur un secteur Loire et qui transportait une branche. Une attention particulière devra être portée sur ce secteur en 2007. Un appel téléphonique de la Bourgogne me signale la présence d'un balbuzard en pêche en bordure de l'Yonne, à proximité d'un peuplement de grands pins. A 18h30 Grégory Patek (GP) assure la surveillance du nid : A son arrivée, 2 individus sont sur le nid : La femelle et un jeune lequel crie régulièrement. A 19h00, un second jeune arrive sur l'aire, annoncé clairement par des battements d'ailes et des cris émis par la femelle. A 20h07, irruption de promeneurs et leur chien, ce qui fait fuir les 3 individus. Tom semble faire partie de ces derniers alors qu'il n'était pas présent dans l'aire. Peut-être était-il perché à proximité. 20h14, Tom est le premier de retour au nid immédiatement suivi par la femelle. 20h35, arrivée d'un troisième jeune au nid. Le troisième jeune est-il donc capable de voler ?


Mercredi 19 juillet 2006

Jour de réception des données. Une donnée satellitaire (mais non GPS) localise Tom à ...03h29, sur une parcelle située à 1,3km de son nid... Rien d'impossible car la place commence à manquer sur le nid devenu bien petit avec 5 oiseaux taille adulte.
A 06h00 du matin (BF) Tom ainsi que le mâle adulte et le plus costaud des deux autres juvéniles étaient absents du nid ; en revanche la mère et le jeune le plus faible étaient sur l'aire. Dans la foulée une rapide prospection sur le Loire entre Ouzouer et Sully entre 06h00 et 07h00 atteste qu'aucun oiseau n'y est présent. Nos oiseaux pêchent donc ailleurs à ce moment de l'année (choix peut-être lié au niveau très bas de la Loire). Il est également possible qu'à ce stade précis de l'apprentissage des jeunes (en fait découverte des bons sites de pêche) la Loire puisse ne pas être l'endroit idéal. A 08h00 Tom est de retour sur le nid et le mâle a visiblement déposé une proie dans l'aire. A 22h30 une ultime visite sur site confirme la présence de la femelle et d'un jeune sur l'aire, les deux plus grands juvéniles et le mâle étant posés à proximité.


Mardi 18 juillet 2006

Dix huit jours après la pose de la balise notre balbuzard vedette se porte très bien. Le clan familial est surveillé chaque jour par plusieurs personnes en alternance (Initiales notées entre parenthèses). De nombreux clichés de Tom, principalement en vol, ont été réalisés aujourd'hui par B. Quintard (BQ). Il s'est même éloigné à près de 200m du nid. Mais son occupation principale reste pour le moment de tester les perchoirs périphériques à l'aire. L'un des deux autres juvéniles paraît également virulent tandis que le troisième semble plus faible. Le mâle, toujours très actif, est encore parti ce matin avant 07h00 pour pêcher.
Ce soir, à 21h00, Tom était posé à une centaine de mètres de l'aire, où se trouvaient les 2 adultes et les autres rejetons. Les premières données balise Argos de l'après-midi (de 12h00 à 15h00 inclus) révèlent une information importante : notre oiseau, apparemment en compagnie de son père a été localisé (par satellite) à 14h00 sur les étangs de l'ouest des Bordes, site inconnu par les acteurs Balbuzards. Une prospection sera réalisée avant la fin de cette semaine sur ce site qui se situe à 13 km du nid.


Dimanche 16 juillet 2006

C'est le jour de réception des données... Suspense ! Elles n'arriveront pas avant 17h00.
Ce dimanche est aussi un grand jour pour nos balbuzards. Nous assistons, en effet, à 07h00 du matin au premier envol de deux oiseaux, dont Tom, par un temps assez frais (15°), ciel très dégagé et sans vent ! A deux reprises Tom s'envolera timidement sans s'éloigner de son aire. Dés lors il devenait important de contrôler, cette fois-ci sur le PC, si les satellites avaient pu repérer ce changement très sensible de positionnement. Les premières données GPSICI. Un autre contrôle des données du 12 et du 14 juillet, nous confirmera que l'oiseau n'a pas bougé de son nid.. Rappelons que les oiseaux sont certes bien volants mais encore dépendants des adultes pour se nourrir. indiquent que l'oiseau s'est éloigné de 92,78 m la première fois et 118 m au second survol !!! Et à 188 puis 184m d'altitude (Niveau de la mer). A midi alors que nous étions tous repartis, Tom s'est à nouveau envolé quelques minutes pour se poser sur un autre arbre (à 118m du nid) que celui que nous avions noté le matin. Un autre envol aura lieu vers 17h00. Entre 18h00 et 19h00, nous assisterons à nouveau à l'apport d'une proie de grande taille livrée par le mâle. Les photos sont


Samedi 15 juillet 2006

Visite de sept nids pour contrôler l'état d'avancement des nichées et surveillance à trois reprises de l'aire de Tom. Rien à signaler. Les trois jeunes, de taille déjà imposante sont très vivaces malgré la chaleur. Les premières proies leur sont livrées très tôt, entre 05H 00 et 07h00.


Vendredi 14 juillet 2006

Les dernières données satellitaires sont fiables !! Et sans surprise. Quatre d'entre elles sont utilisables, trois avec GPSGPS nous donnait Tom sur le bord de Loire à proximité de Nevoy mais en recoupant ce point avec la vitesse enregistrée (0) et l'altitude (178m) cette donnée ne sera pas validée. Notre oiseau, bien qu'équipé pour entreprendre un premier envol ne vole donc pas encore de sa propre volonté. Ce matin entre 06h00 et 07h30 : Deux proies apportées par le mâle depuis la levée du jour et comme toujours le repas a été pris avec les 5 individus directement dans le nid. Fait nouveau : Tom, pour la première fois, a tenté de décoller, à plusieurs reprises, face au vent, mais en veillant à ne jamais sortir de l'aire. Initiation de la femelle qui décolle et vole à quelques mètres à grands renforts de cri d'encouragement pour inciter ses jeunes à en faire de même, sans succès pour le moment. et une sans. La position de Tom correspond à celle du nid !! La donnée sans


Jeudi 13 juillet 2006

07h05 (16°C) : le mâle apporte un jeune silure de 25 cm, la femelle posée sur le perchoir surplombant l'aire. Les trois jeunes encore terrés au fond du nid se relèvent à son arrivée, le plus jeune bat des ailes et se soulève de 30 cm au dessus du nid. Repas familial à 5 sur le nid, la femelle assurant le partage de la proie.


Mercredi 12 juillet

A 06h15, la femelle est sur son nid avec les trois jeunes, tous le dos tourné vers le soleil. Le mâle, comme chaque jour est déjà en pêche. Nous avons constaté qu'il pouvait même partir dès 05h15 du matin. Sur ces trois jeunes l'un d'entre eux, sans doute le moins âgé est systématiquement couché au fond du nid. En revanche le plus vigoureux, Tom, joue les vigies sur le bord de l'aire une grande partie de la journée. Le mâle est quelquefois en pêche après 21h30. Tom n'a pas encore atteint le stade de l'envol instinctif et reste dépendant sur le plan alimentaire.


Jeudi 30 juin à Mardi 11 juillet

Après avoir franchi toutes les étapes administratives indispensables pour obtenir les autorisations nécessaires à la pose d'une balise sur une espèce protégée, le grand jour est arrivé. Au préalable de nombreux conseils ont été prodigués par tous les spécialistes expérimentés du CNRS, de la LPO et du Muséum de Paris. L'ONF, gestionnaire de la forêt a également été avertie de cette opération.

La pose de la balise a eu lieu le jeudi 30 juin, à 14h30, en moins de 30 minutes, avec l'aide d'un bagueur du CRBPO, d'un doctorant en ornithologie et de quelques membres du Groupe Pandion. Un court-métrage et un reportage photo ont été réalisés à cette occasion.
La balise étant programmée pour fournir les données (quotidiennes) tous les trois jours, nous avons décidé de surveiller l'aire chaque jour, à compter du jour de la pose afin de suivre les dernières étapes de la reproduction et de les relier aux données satellitaires.

 

 


Hibou Grand-duc

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