Suivi 5 balbuzard pêcheur du 01 Janvier 2007 à fin mars 2007



Mercredi 21 mars 2007


Peu de données mais des données propres et fiables et qui concernent les journées des 15, 16 et 17 mars. Tom confirme que ses déplacements pour les sites d’alimentation sont plus nombreux. Ce qui ne prouve pas nécessairement que cet état de fait soit lié à une envie de bouger dans un avenir proche car il est possible que ces mouvements soient eux-mêmes tributaires des mouvements des proies. Tom a pêché pendant trois jours a environ 1.3 km de son poste de repos habituel. Mais il a fréquenté à maintes reprises un bassin de décantation de sel abandonné situé dans la réserve qui doit probablement lui procurer de nouveaux perchoirs.
La météorologie locale donne des températures qui oscillent entre 07°C et 17°C pour les jours à venir. Plus au nord la majorité des oiseaux nicheurs est arrivée à bon port et Tom a certainement du en voir passer quelques uns au dessus de lui.


Mercredi 14 mars 2007

Cinq jours de données compris entre le 9 et le 13 mars qui démontrent que Tom circule le long des rives du Tage selon un rayon maximum de 5 km, mais le plus souvent sur des sites d’alimentation distants de moins de 1.5 km de son dortoir. Il en changera deux fois en une semaine. Casanier pour le moment et rien n’indique ou ne suggère, à ce jour, un comportement différent des jours précédents. En tout état de cause sa sédentarité passagère dans le sud portugais reste une mine d’informations pour comprendre son écologie hivernale.
Notons au passage qu’à plusieurs milliers de kilomètre de là, en Région centre, son père qui l’a nourri et éduqué durant tout l’été est déjà arrivé en forêt d’Orléans ; il fait parti de la dizaine de balbuzards qui sont déjà sur site mais qui ne sont pas encore stabilisés sur une aire précise. Ce dernier,"fréquente", pour l’instant une autre femelle que celle de l’année dernière, (la mère de Tom qui n’est pas encore arrivée), une belle voisine qui s’est également reproduite à environ 4 km du nid de Tom. Ces deux là papillonnent d’aire en aire depuis une semaine.


Dimanche 11 mars 2007

Alors qu’en France les premiers balbuzards sont déjà arrivés sur leurs terres de reproduction depuis plusieurs jours (Voir le site du Groupe Pandion), Tom reste toujours bien cantonné sur

 

l’estuaire du Tage. Il n’a pas, rappelons-le, l’impératif devoir de se reproduire puisqu’il n’a pas encore atteint l’âge de la maturité sexuelle. On ne sait rien, ou vraiment peu de choses sur les activités des balbuzards pendant cette période trois ans. Un grand et long suspens est donc désormais lancé, chaque trois jours (cycle de réception des données satellitaires) pour suivre son comportement dans les prochaines semaines. Il est certain que Tom voit, depuis quelques temps, d’autres congénères passer au dessus de lui, direction plein nord…


Samedi 03 Mars 2007

91 données de localisation pour 6 jours soit une moyenne de 15 localisations par jour, généralement comprises entre 06h00 du matin et 21h00. Malgré l’importante couverture nuageuse des derniers jours (mais avec des éclaircies salutaires) les plaques solaires des balises fonctionnent normalement. En revanche, pas de mouvements spectaculaires de Tom en cette fin de février : il est resté fixé sur la même zone que la semaine dernière, à deux kilomètres à l’Est de la zone industrielle de Pôvoa de Santa iria, sur le bras de fleuve compris entre les îles Mouchao das Garças et Mouchao do Lombo do Tejo (Voir la Google map).


Mardi 27 février 2007

Dynamique spatiale de Tom : 7.7 km de parcourus le 24 février de 11h00 à 20h00 et 3 km de parcourus le 25 février, de 09h00 à 20h00 !! Juste en ligne droite, de son dortoir à deux sites de pêche distincts sur la rive gauche du Tage, à l’embouchure d’une rivière qui se jette dans le fleuve. Météo : 18°C et pluies matinales chaque jour. Pour avoir plus d’informations sur le site d’hivernage de Tom, visitez le site de l'Office du Tourisme Portugais. (Texte sur l'estuaire du Tage, en français)


Dimanche 25 février 2007

J’ignore si la mue présumée de Tom est terminée ou si la douceur climatique du Tage en cette fin d’hiver ragaillardit les vigueurs endormies de Tom mais ce dernier manifeste clairement des envies de bouger. Par exemple pour la journée du 20 février il a parcouru 17 km, entre 10h et 18h00, entrecoupés de poses d’une heure environ et d’activités de pêche (deux dans cet intervalle). Pour le lendemain, le 21 février il a également parcouru 9 km entre 05h et 19h00 et 7 km le 22 février, entre 09h et 20h00. Ce n’est, certes, pas encore les grands stimuli précédents les départs en migration mais après la torpeur à laquelle il nous avait habitué cela nous rappelle inéluctablement que les grandes vagues de migrateurs sont annoncées. Les tous premiers sont déjà arrivés en plaine ou en forêts. Une Bouscarle de Cetti a croisé, hier, sur les rives de la Loire un petit groupe de harles bièvres. Mais les grands Balbuzards ne sont pas encore venus. Tout le monde les attend ici. Et s’interroge, naturellement, sur le comportement que Tom va adopter quand il verra passer au dessus de lui des congénères plus expérimentés en migration pré-nuptiale.

 

Mercredi 21 février 2007

De l’espagnol Casamero Tom est, plus que jamais casanier ! Pour la journée du 19 février, par exemple, la distance entre son dortoir sur la rive gauche de l’île (Mouchao do Lombo do Tejo) où il reste attaché depuis des semaines et sa zone de pêche est de 190 m. Il ne commence à bouger, par ailleurs, que vers 08h00 le matin. Son domaine vital est concentré selon un polygone de 6 km de périmètre, sur cette même île, chevauchant une partie de celle-ci et le bras gauche du Tage.


Dimanche 18 février 2007

Etrange ambiance à cette mi-février ! Si les Balbus savaient…Après un hiver dans leur forêt sans fringillidés, sans pygargue, sans grands vols de pigeons ramiers ou de geais, mais aussi sans canards scandinaves en nombre sur le fleuve, les bourdons, abeilles butinent aujourd’hui sur les perces-neiges et les premiers papillons sont de sortie, sans fleurs. Tom, absent de sa parcelle de naissance et de ses pins Laricio, ne retrouvera pas son domaine comme il l’avait laissé ; une majorité des grands arbres qui peuplaient sa jeunesse est tombée cet hiver. A près de 1900 km de là Tom évolue sans peur apparente entre les deux rives du Tage. Hier, par exemple, il a, comme d’habitude, « commencé sa journée » a 10h et a interrompu ses activités vers 16h00. La distance entre son dortoir et son site de pêche le plus éloigné est de 3.2 km. Son site d’alimentation, pour la première fois était situé à quelques dizaines de mètres d’une piste d’atterrissage d’un aérodrome, rive droite. (Voir la Google Map)

 

Samedi 17 février 2007

57 données reçues pour 5 jours de suivi soit 11 localisations par jour. A titre d’information la moyenne de l’altitude affichée par Tom lors de ces déplacements est de 12m (sur 57 données) avec des extremums de 1m pour les minima et 132m pour les maximas. Pour le calcul des vitesses nous ne disposons que de peu de données car ces dernières nécessitent une durée en vol assez importante ; la vitesse maximale a été atteint un matin à 09h00, avec 46km/h. Tom est resté cantonné toute cette semaine sur la partie Réserve du site et en ne manifestant que très peu de mouvements. Ainsi, entre le 10 février et le 14 février il ne s’est déplacé que selon un parallélépipède fictif sur la plus grande île, déjà citée, de 5 km de pourtour, pour 0.5 km de large et 2 km de long. Le secteur de pêche le plus fréquenté est un bras du Tage, large à cet endroit de 280m.


Lundi 12 février 2007

Un point commun aux trois jours passés : Tom reste immobile de 05h00 du matin (heure de réception des premières données) à 13h00, sur le même site de repos, toujours situé dans les rizières proches de la rive gauche du Tage. A cette heure donc tardive Tom part très clairement s’alimenter selon un azimut Sud Nord le long des bras secondaires du grand fleuve, sur une distance maximale de 5.5 km (Minimale de 2.5 km) et toujours en périphérie des trois grandes îles estuariennes.

 

Vendredi 9 février 2007

Les données de cette semaine sont peu nombreuses et concernent surtout les tranches horaires du lever et du coucher du soleil, ce qui nous renseigne peu sur ses activités de pêche. Il est, en tout cas assez clair que Tom ne bouge presque plus du secteur ou il est cantonné depuis au moins trois semaines. Serait-il en mue ? On sait, en effet que les mues d’hiver se terminent avec l’arrivée des migrations et le mois de février est la période ultime de ces mues avant d’éventuels déplacements. Des mesures assez fines montrent, en effet, que Tom a évolué, ces derniers jours, sur un secteur très limité de moins de 5 km de périmètre au dessus du Tage. La distance la plus longue, sur quatre jours, qu’il a parcouru est de moins de 2 km entre deux points de localisation. Et le déplacement le plus important en une seule fois, dans la même heure est de 800m ! (07 février en fin d’après-midi sur l’île de Lombo do Tejo).


Mercredi 7 février

Tom a repris un peu de vigueur et s’est, de nouveau, déplacé, normalement le long du Tage. Il a, par exemple, circulé de l’île Mouchao de Alhandra à l’île proche Mouchao do Lombo do Tejo, distantes de 3,6 km entre le 03 et le 04 février. Il occupe, en revanche le même dortoir depuis le début du mois, localisé sur Lombo do Tejo, à 100 m de la rive du fleuve et à 900 m de la seule ferme du secteur. Pour la journée du 04 février Tom a parcouru son secteur de pêche limité à 2km de fleuve. Au cours des trois derniers jours il n’a entrepris des déplacements qu’aux « heures chaudes », souvent comprises entre 12h00 à 14h00.


Dimanche 4 février

Données du 29 janvier (de 18h à 20h00), du 30 janvier (de 10h00 à 21h00), du 31 janvier (de 05h00 à 22h00 !!) du 1er février (06h à 8h00 puis 21h à 23h00) et enfin du 2 février (de 07h00 à 16h00). Tom a fréquenté le même dortoir tout au long de cette semaine, situé en bordure de l’île (récemment photographiée et publiée ici). Ses lieux de pêche sont toujours situés à proximité, sur un bras secondaire du Tage. Excepté pour le 02 février par exemple où Tom a commencé à bouger de son site nocturne pour aller pêcher à 10h00 du matin. Entre 10 h00 et 13 h00 il a changé à trois reprises de site de pêche, en allant même assez bas en aval du fleuve (et à 8km de son dortoir), juste en face de la zone industrielle de la ville de Santa iria de Azoia. Une proie a visiblement été capturée aux alentours de 13h / 14h00 qu’il est parti consommer sur "son" île. Il est, ensuite, resté sur ce site jusqu’à la tombée de la nuit. Météo locale : Des minima à 8°C et des maxi à 15°C pour les trois jours à venir mais avec des pluies denses chaque jour et un plafond nuageux assez bas.


Mercredi 31 janvier

Voila maintenant 7 mois que Tom porte sa balise et cette dernière fonctionne parfaitement. Sa période dite d’hivernage tire, peu à peu, à sa fin. Dans 3 à 4 semaines les premiers balbuzards commenceront leur migration de retour vers le nord. En attendant Tom vient de modifier sensiblement son comportement en allant pêcher plus tôt le matin ; les données attestent, en effet, que ce dernier est parti chaque matin de la semaine passée entre 07h00 et 08h00 pour pêcher. Les jours rallongent en effet assez nettement maintenant ce qui lui offre plus de disponibilité d’alimentation. Ses déplacements quotidiens restent, en revanche assez limités. Ainsi, pour le 28 janvier Tom aura parcouru, entre 08h00 et 11h00, une distance de 5.2 km le long du Tage. Entre 13h et 18h (heure à laquelle il rentre généralement au dortoir) et pour le même jour il aura également couvert 3.3 km avant de rejoindre le même dortoir que la veille. Autre exemple du 30 janvier : Tom aura couvert 9.3km entre 07h00 et 08h00, puis 3.3km entre 08h et 09h00, toujours d’amont en aval, le long du Tage et au milieu du lit du fleuve. Il se pose généralement sur la grande île, déjà évoquée précédemment. Son altitude lors de ses déplacements de cette semaine a oscillé entre 1m à 39m et la vitesse maximum enregistrée a été de 30km/h.


Mardi 30 janvier 2007

La réception des données concerne la période du 23 janvier au 27 janvier. A noter que pour la seule journée du 25 janvier nous avons obtenu pas moins de 18 données de localisation étalées de 05h00 du matin (nuit / 38.87N, 8.99W) à 22h00 (nuit / 38911N, 8.976W). Ces deux dortoirs sont distants de 4.8 km, toujours situés, évidemment, sur les rives du Tage. Rappelons que l'estuaire du Tage est le plus grand estuaire d'Europe. Il est traversé au niveau de Lisbonne, par le pont du 25 avril, ainsi que par le pont Vasco de Gama, long de 17 km. Cet estuaire est intégré dans une zone protégée : "la réserve naturelle de l'estuaire du Tage". Sur plus de 20.000 hectares en bordure nord de l'estuaire du Tage, une société anonyme de capitaux publics, gère des activités agricoles, agro-touristiques, vinicoles, forestières, d'élevage (chevaux et taureaux), etc... Il s'agit de la "companhia das lezirias". Un programme axé sur la biologie de la conservation (Cf: Terres de prédateurs, la conservation des espéces) dans ce secteur d’hivernage serait urgent pour cette espèce en particulier.


Dimanche 28 janvier 2007

« Chose promise, chose due ». Voici quelques informations précises et des photos (!!!) demandées à notre très efficace correspondant José Viana au sujet de l’endroit où Tom hiverne sur le Tage (traduit de l’espagnol à l’anglais puis en français) Téléchargez le fichier pdf


Jeudi 25 janvier

Le Portugal semble épargné des intempéries hivernales qui envahissent le reste de l’Europe, avec une moyenne de 12°C dans les maxis. Tom, toujours localisé, dans le secteur de la ligne de partage entre eau douce et eau saumâtre, a juste déplacé son secteur de pêche de 3 km vers l’amont du fleuve. Pendant que nos Balbuzards reproducteurs en France passent du bon temps dans le grand sud en cette fin d’hiver les sites de reproduction sont, eux, exposés aux rigueurs des dépressions climatiques et deux nids ont encore subi des dégâts en Région Centre. Détail ordinaire, pourrait-on penser, si nous étions au Canada mais ces aléas, cumulés avec l’état sanitaire déplorable des arbres porteurs, les dérangements humains très fréquents, et le

manque de moyens chroniques de nos Ministères de tutelle, soulignent en réalité, la précarité de la population fondatrice du Centre de la France.


Dimanche 21 janvier 2007

Réception de données qui couvrent toute la fin de semaine, de Jeudi 18 à Dimanche 21 janvier. Rien à signaler de particulier pour cette semaine. Tom semble parfaitement se plaire sur ce secteur, sans aucun doute très poissonneux. Un article sur la richesse ichthyologique de l’estuaire précise que cette dernière est plus élevée sur les vasières (27 espèces) que dans les chenaux de marée (14 espèces). Liza ramada (Mulet Porc) et Pomatoschistus microps (Gobie tacheté) sont plus abondantes dans les chenaux de marée, alors que P. microps et Pomatoschistus minutus (Gobie Huhotte) le sont dans les secteurs contigus. Le temps est, par ailleurs très voilé et stable à 12°C, avec des éclaircies importantes qui ont permis à la balise de se recharger correctement.


Vendredi 19 janvier 2007

Soixante seize données pour 5 jours de réception mais les 3/4 sont inutilisables sans doute en raison du manque chronique de luminosité depuis plusieurs jours. On remarquera quand même que pour le 14 janvier Tom s’est payé une belle descente en diagonale de l’estuaire en allant jusqu’à moins de 4 km du célèbre Pont Vasco de Gama, en face de Lisbonne. La largeur de l’estuaire à cet endroit mesure environ 12 km de large, un vrai océan pour notre petit Tom à peine âgé de 9 mois ! Rituel immuable chaque soir, Tom retourne en bordure de son île, à quelques mètres des flots pour passer sa nuit qu’il prolonge le matin jusque vers 08h / 09h00.


Mardi 16 janvier 2007

Toujours dans l’estuaire du Tage Tom limite ses déplacements autour des deux grandes îles déjà évoquées. A cet endroit le fleuve passe de 3.5 km de large à plus de 8 km en moins de 4000m d’amont en aval. Les déplacements très limités se déroulent surtout entre 14h00 et 16h00 et dans un rayon de moins de 3 km. Ses zones de pêche n’ont pas variées depuis plus de 5 jours environ et sont limitées sur les bordures des grandes îles, le plus souvent sur l’un des bras les plus petits. Les minima sont à 10°c et les maxima à 15°c, le plus souvent avec brouillard et pluie.


Dimanche 14 janvier 2007

Quarante données de localisation pour 4 jours, du 09 au 12 janvier. Rien de nouveau sur le comportement de Tom. Les données confirment juste que ce dernier ne commence à bouger que vers 09h00 et/ou 10h00 du matin et se stabilise autour de son dortoir, le même depuis plusieurs jours, entre 17h00 et 18h00. Ces tranches d’activité correspondent clairement à l’ensoleillement de la région. Un contact récent avec notre correspondant local va probablement nous apporter des informations complémentaires intéressantes sur la nature du site que Tom fréquente.

 

Vendredi 12 janvier 2007

Soixante données en 5 jours, du 05 au 09 janvier 2007. Tom reste toujours assez bas sur le Tage, sans grands déplacements depuis ces dernières semaines. Dans cet intervalle de dates il est resté localisé dans un périmètre de 6 km de pourtour, 1.8km de long et 0.9km de large. Notons que dans la nuit du 08 janvier ce dernier a vraisemblablement été dérangé de son dortoir, entre 21h00 et 22h00 puisqu’il s’est envolé pour aller se percher à 642m plus loin.


Dimanche 07 janvier 2007

58 données du 02 au 06 janvier pour une seule journée de réception et Tom n’a jamais aussi peu bougé depuis son arrivée au Portugal. L’explication est sans doute liée à la localisation et à la disponibilité des stocks halieutiques en cette saison d’hiver si douce. Ses déplacements sont très limités autour de l’île déjà évoquée la dernière fois selon un hexagone de 8km de périmètre et de 1.2 km x 3km de forme. Etonnant !


Vendredi 5 janvier 2007

Quarante données pour quatre jours, entre le 30 déc. et le 02 janvier 2007. Tom aura donc réveillonné sur le Tage, plus précisément sur l’île de Mouchao do Lombo do Tejo, face à la ville de Alverca do Ribatejo (Voir la carte dynamique). Il restera localisé sur un domaine vital de 9km2 (3.4 km x 2.6 km) et sous une température clémente proche de 12°C. Menu : Poisson de mer, très frais. Depuis son arrivée sur le Tage il y a plusieurs mois le comportement de Tom a considérablement varié; de simples itinéraires de découvertes le plus souvent localisés le long du Tage en amont du grand fleuve et limités, Tom s’est peu à peu enhardi en descendant progressivement vers l’estuaire présentant les côtes de plus en plus éloignées; et, sur place, il a modifié sensiblement son attitude en réduisant son parcours journalier, sans doute grâce à l’amélioration progressive de ses techniques de pêche. Un prédateur âgé de moins d’un an qui peu à peu s’affine dans son comportement mais aussi pour ses capacités physiques comme nous avons pu le constater avec les photos prises cet automne. Car, même sans être capable de conduire sa propre reproduction avant deux ans Tom devra, de toute façon, continuer à se nourrir seul, chaque jour et dans des régions qui lui seront inconnues. Mais il devra pourtant détecter rapidement ses proies, comprendre leurs stratégies de défense, localiser les meilleurs coins de pêche, etc…

Hibou Grand-duc

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus